
Dr. Yann Vivette TSOBGNI, Ph. D.
Directrice Clinique |Superviseure agréée de stages|Professeure
Psychothérapeute et spécialiste en santé mentale & deuil Expertise: Communautés africaines
Permis d’exercice/ Professional Licences/Ordres professionnels
*RSW – Psychotherapist, OTSTTSO (Ontario, Canada)
*TSI – OTSTCFQ (Québec, Canada)
*Psychologue – Commission des psychologues belges (Belgique)
Un pont entre la médecine et la communauté
Ce partenariat avec Vivre 100 Fibromes, structure d’accompagnement unique au Québec, s’articule comme une réponse clinique adaptée aux réalités des femmes face aux maladies chroniques gynécologiques. Ayant déjà observé ces mêmes dynamiques d’isolement et d’impuissance en consultation, la Dre Tsobgni a vu dans cette collaboration une opportunité de créer un espace de parole.
Le message qu’elle souhaite transmettre aux membres est teinté de dignité et de résilience : « Je veux qu’elles retiennent qu’elles méritent un espace pour elles. Que leur souffrance n’est pas “normale” au sens de “normale à ignorer”. Prendre soin de sa santé mentale n’est pas un luxe, c’est une nécessité. »
À toutes celles qui cheminent aujourd’hui dans la douleur et le secret, la spécialiste adresse un conseil aussi simple que vital :
« Parlez-en. Cherchez un espace où vous pouvez poser votre douleur sans avoir à la justifier. »
À l’intersection de la médecine, de la psychologie et de la culture, Vivre 100 Fibromes et la Dre Tsobgni viennent de jeter les bases de cet espace thérapeutique indispensable.
Parce que la maladie ne s’arrête pas au soin du corps, l’association Vivre 100 Fibromes s’associe à la Dre Yann Vivette Tsobgni pour prendre soin de la santé mentale des femmes.
Un fibrome utérin ne saigne pas seulement dans le corps. Il s’immisce aussi dans les pensées, fissure l’estime de soi, fragilise les couples et altère le sentiment profond de féminité. Pourtant, face à cette pathologie qui touche majoritairement les femmes noires, le système de santé se contente trop souvent de soigner le corps en oubliant le bien être psychologique.
C’est pour combler ce vide que l’organisme Vivre 100 Fibromes a choisi de sceller un partenariat inédit avec la Dre Yann Vivette Tsobgni, Ph. D. Spécialiste de la santé mentale au sein des communautés noires, africaines et immigrantes depuis plus de vingt ans, cette chercheure et clinicienne interdisciplinaire propose désormais un espace de soutien psychosocial sur mesure. Une initiative nécessaire pour sortir plusieurs femmes de leur isolement.
Le parcours d’une pionnière
Pour comprendre la force de ce partenariat, il faut se pencher sur le parcours de la Dre Yann Vivette Tsobgni. Diplômée en psychologie à l’Université Libre de Bruxelles en 2004, psychothérapeute en Ontario et travailleuse sociale au Québec, elle navigue avec aisance entre la recherche académique, la pratique clinique et l’action communautaire.
Dès 2014, elle s’imposait déjà comme une pionnière de la sensibilisation en ligne pour les diasporas africaines ( Noire & Psy).
Pour elle, ce combat est une évidence qui prend sa source dans l’adolescence : « Je suis arrivée à ce travail par nécessité personnelle et suite à une expérience tragique pendant l’enfance », confie-t-elle.
« En tant que femme noire, africaine et immigrante, j’ai vu trop de personnes autour de moi souffrir en silence, faute de professionnels qui comprenaient leur réalité. Mon parcours m’a amenée à créer des espaces où la culture, l’appartenance communautaire et les traumatismes ne sont pas des sujets gênants, mais la base même du soin. »
Cette approche interculturelle unique, régulièrement sollicitée par les médias nationaux et les universités, trouve aujourd’hui un écho crucial auprès des membres de Vivre 100 Fibromes.
« La santé mentale des femmes atteintes de fibromes n’est pas un sujet secondaire. C’est une urgence silencieuse », martèle la chercheure. « Et elle ne se soigne pas sans prendre en compte des facteurs pluriels comme la culture, l’histoire, le corps… »
Entre errance médicale et détresse intime
Sur le terrain, la détresse des patientes est palpable. Au fil de ses consultations, la Dre Tsobgni dresse un constat simple : des femmes épuisées, anxieuses, engluées dans une véritable errance médicale. « Certaines ne se sentent pas comprises et ont l’impression que leur situation est banalisée », déplore-t-elle. « Je vois des femmes qui se battent avec la prise de poids, l’image corporelle, la fertilité et les problèmes de couple. »
La maladie dicte le quotidien, impose sa géographie et restreint les libertés. « Un fibrome se vit dans la tête, dans le couple, dans la sexualité, dans le regard des autres », rappelle l’experte. « Une femme qui saigne abondamment, qui a mal, qui a peur de sortir, qui doute de sa féminité, cette femme-là a besoin qu’on s’occupe de son moral autant que de son corps. La santé mentale n’est pas un “plus”. C’est une partie essentielle du traitement. »

Pour en bénéficier, contactez-nous :infirmiere@vivre100fibromes.ca
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