« Still I Rise«
Entrepreneure · Mère · Femme résiliente
« La souffrance ne doit jamais être une finalité.
Il y a toujours de l’espoir de guérir avec les bonnes ressources. »
Qui est Marie?
Marie est l’une de ces femmes dont la force se mesure non pas à l’absence d’épreuves, mais à la façon dont elle les traverse. Entrepreneure accomplie, elle est à la tête d’une résidence intermédiaire et d’un organisme à but non lucratif offrant des services de centre de jour aux personnes autistes et vivant avec une déficience intellectuelle. Épouse aimante et mère d’une jeune femme de 18 ans, elle incarne au quotidien la détermination et la générosité.
Derrière ce parcours professionnel remarquable se cache pourtant une réalité que trop de femmes connaissent dans le silence : celle de vivre des années entières avec des fibromes utérins, des kystes ovariens et de l’endométriose sans que la souffrance soit toujours reconnue à sa juste mesure.
Un diagnostic après l’accouchement
C’est à la suite de la naissance de sa fille, lors d’un examen de routine post-accouchement, que Marie découvre l’existence de ses fibromes. Ce qui aurait pu sembler anodin au départ s’est progressivement transformé en un combat quotidien : douleurs abdominales et rectales intenses, saignements abondants, anémie persistante, maux de dos et fatigue chronique profonde.
En 2025, le tableau se complexifie davantage : en plus de trois fibromes qui ont augmenté de volume au fil des années, Marie développe deux kystes importants, l’un à l’ovaire droit, l’autre à l’ovaire gauche, auxquels s’ajoute un diagnostic d’endométriose. Le corps de Marie, malmené de toutes parts, demande enfin à être pleinement écouté.
Vivre avec la douleur invisible
Ce que peu de gens voient de l’extérieur, c’est le prix quotidien payé par les femmes atteintes de fibromes. Pour Marie, cela s’est traduit par une difficulté à marcher, à dormir, à manger. Une anémie tenace qui épuisait ses réserves. Une fatigue si profonde qu’elle rendait la concentration presque impossible.
« Je me suis sentie inutile, paresseuse, alors que mon corps se battait chaque jour contre une douleur que personne ne voyait. »
Cette fatigue invisible a eu des répercussions concrètes sur sa vie professionnelle : difficulté à garder le focus, productivité en chute, obligations abandonnées à contrecœur, des cours universitaires mis en pause, des événements familiaux manqués, la salle de sport délaissée. Autant de renoncements silencieux que Marie a portés avec une dignité admirable.
Un parcours médical semé d’embûches
Comme beaucoup de femmes atteintes de fibromes, Marie a d’abord rencontré des obstacles dans son parcours médical. Un sentiment d’abandon, une incompréhension de sa situation, des suivis laborieux : autant d’expériences douloureuses qui se surajoutent à la maladie elle-même.
C’est finalement grâce à la rencontre d’un nouveau médecin gynécologue, attentif, disponible, engagé, que Marie a pu bénéficier d’un accompagnement à la hauteur de ce qu’elle traversait. Échographies vaginales et pelviennes, prises de sang, analyses de laboratoire : un suivi rigoureux qui lui a enfin permis de se sentir entendue et prise en charge.
La force de s’entourer et de s’informer
Face à l’adversité, Marie n’a pas attendu passivement. Elle a exploré des alternatives naturelles, ajusté son alimentation, repris l’exercice physique pour regagner force et énergie. Elle a aussi pris le temps d’échanger avec d’autres femmes touchées par les fibromes, ces conversations sincères, loin des consultations médicales, lui ont offert une autre forme de guérison.
C’est dans cette démarche active qu’elle a découvert Vivre 100 Fibromes, un organisme qui lui a immédiatement parlé au cœur. Autour d’elle, son mari, sa fille, sa sœur, une amie et partenaire d’affaires précieuse, ainsi que deux amis très proches ont formé un cercle de soutien solide et bienveillant.
Les leçons d’une femme remarquable
Marie se décrit elle-même comme une perfectionniste, portée par la performance et l’exigence. Ce sont ces traits de caractère qui font d’elle une entrepreneuse hors pair. Mais ce sont aussi ces mêmes traits qui ont rendu la maladie particulièrement déstabilisante : comment accepter de ralentir quand toute sa vie est construite sur le mouvement?
Avec une lucidité touchante, Marie a appris à déléguer, à demander de l’aide, à reconnaître ses limites sans les confondre avec des faiblesses. Cette transformation intérieure, silencieuse mais profonde, est peut-être l’un de ses plus beaux accomplissements.
« Reconnaître sa valeur en tout temps et ne jamais hésiter à demander de l’aide. »
Pourquoi Marie soutient Vivre 100 Fibromes
Marie s’engage aux côtés de Vivre 100 Fibromes parce qu’elle sait ce que c’est de chercher des réponses dans le silence, de souffrir sans être pleinement comprise, d’avancer seule face à un système médical qui ne reconnaît pas toujours la réalité des femmes.
Elle souhaite que les fibromes utérins et toutes les affections touchant la santé des femmes — sortent de l’ombre. Que les tabous tombent. Que les médecins, les institutions et la société tout entière prennent enfin cette cause au sérieux.
Son histoire est un témoignage puissant : non pas d’une femme brisée, mais d’une femme qui s’est relevée, encore et encore, portée par une résilience extraordinaire et une foi indéfectible en la guérison.
« Still I Rise – À jamais élevée. »
